Bienvenue dans cette section du site consacré à un des aspects les plus importants du groupe, la politique. Car Rage against the machine est un groupe engagé politiquement, ici on essaiera de parler des thèmes chers à RATM, des gens et des mouvements qu'ils défendent.
Si vous avez des détails, des compléments vis-à-vis de tout ce que vous allez lire ou que vous voulez aborder un autre sujet, n'hésitez pas ! Cette rubrique vous est ouverte, si vous voulez participer, écrivez-moi.

Mumia Abu-Jamal

Mumia Abu-Jamal          Mumia Abu-Jamal
Le cas de Mumia Abu-Jamal est une des causes pour lesquelles le groupe mobilise toute son attention, RATM a même donné un concert pour collecter des dons pour l'association de défense pour Mumia, le 13 Août 1995 à Washington.
L'histoire de Mumia est typique de ces démonstrations violentes de racisme que le groupe dénonce fréquemment :
A l'époque où il fut arrêté, il était un important journaliste radio et président de l'association des journalistes noir locale. Il était aussi un féroce critique des forces de polices racistes de Philadelphie, et était également affilié aux Black Panthers. Un soir en 1981, tandis que Mumia travaillait au noir comme chauffeur de taxi, il tomba sur un flic qui battait son propre frère. Les témoignages sur ce qui a suivi sont d'accord sur deux points : les bars venaient juste de fermer et ainsi donc la rue était pleine de personnes quand Mumia couru défendre son frère. Après le conflit, Mumia était assis sur le bord du trottoir touché par une balle, son frère saignait du visage et le policier était mort. Après son arrestation, il fut battu de nombreuses fois par la police, les policiers affirmèrent que Mumia avait confessé le meurtre de l'officier, ce qui était faux, il a toujours clamé son innocence, et de nombreux témoignages accusèrent un homme qui fuyait le lieu du crime. Malheureusement pour Mumia, son procès s'est déroulé de manière injuste, il fut de nombreuses fois exclut du tribunal, les procureurs essayèrent onze fois d'enlever les membres noirs du jury. Mais c'est lors du verdict que le caractère politique de son procès apparut clairement : les procureurs ont demandé la peine de mort en citant son association avec les Black Panthers et ses écrits politiques. Mumia a été condamné à mort pour avoir été affilié à des radicaux et pour ses convictions révolutionnaires.

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Leonard Peltier

Leonard Peltier
Ce cas est lui aussi assez complexe, et je vais devoir faire quelques rappels historiques.
Pendant les troubles civils aux Etats-Unis pendant les années 60-70, le FBI créa un programme appelé COINTELPRO, qui signifie COunter INTELigence PROgram. Ce programme avait pour but de détruire toutes les organisations considérées par le gouvernement des Etats-Unis, le FBI ou la CIA comme étant politiquement ou socialement dissidentes. Les moyens utilisés pour les déstabilisées étaient l'infiltration, la contrefaçon, la violence provoquante avec et entre groupes et le renforcement de la loi, le FBI espérait ainsi pouvoir réduire à néant leurs progrès. Les cibles allaient des manifestations anti-nazis, à l'American Indian Movement, les Black Panthers, le Women's Movement, Martin Luther King, etc...
De 1973 à 1975, le chef de la réserve de Pine Ridge dans le Sud Dakota, organisa une unité de voyous pour "garder la paix dans la réserve", ils furent la cause de nombreuses atrocités... Les anciens de la réserve, effrayés, appelèrent l'American Indian Movment (AIM), pour les protéger. Le jour de la fusillade le FBI, suivait une camionnette dans la réserve, après un accrochage armé avec ses occupants, le FBI revint avec des Marshals et des militaires, et se retrouva à 150 contre une trentaine d'indiens, hommes, femmes et enfants. La fusillade qui suivit dura plusieurs heures, elle causa la mort de 2 agents du FBI et d'un indien.
Après le conflits, 4 hommes furent arrêtés pour la mort des agents, on n'a pas cherche le responsable de la mort de l'indien. Un homme fut relâché pour manque de preuves, deux autres furent relâchés sur la base de la légitime défense. Après ces pertes le FBI s'assura de la condamnation du quatrième. Leonard Peltier a été jugé par un nouveau juge dans un autre état. Sa condamnation était déjà faite avant le procès. Leonard Peltier fut emprisonné en 1977. Quatre ans plus tard, la divulgation de documents suite à un Freedom of Information Act (FOIA), prouva non seulement l'innocence de Peltier mais aussi les manoeuvres illégales du FBI, fabrication de preuves, pressions sur les témoins et dissimulations de preuves... Il est toujours en prison.

RATM a donné un concert pour lui, qui rassembla plus de 70 000 dollars pour son fond de défense et donne des informations à propos de son cas à chaque fois que c'est possible.

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EZLN

Des guérilleros de l'EZLN          Le sous-commandant Marcos

L'EZLN (Ejercito Zapatista de Liberacion Nacional) ou plutôt l'Armée Zapatiste de Libération Nationale est née il y a 12 ans au Sud-Est du mexique dans la région du Chiapas, à coté de la frontière du Guatemala. Son but est d'obtenir l'indépendance de cette région vis-à-vis du Mexique. Elle est principalement constituée d'Indiens de la région de la jungle de Lacandon, son effectif est d'environ 12000 hommes dont 2-3000 sont bien armés. Ses demandes sont simples et sont résumées dans sa 1ère déclaration : travail, terre, abri, nourriture, santé, éducation, autonomie, liberté, démocratie, justice et paix. Un de ses chefs est le médiatique sous-commandant Marcos, l'homme à la rose, toujours cagoulé, c'est lui qui a eut l'idée d'utiliser Internet pour faire connaitre son combat au monde. Le gouvernement mexicain a essayé de le détruire en révélant sa véritable identité, mais rien n'y a fait, le mythe est en marche.

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Che Guevara

                     

Note de Mad Matt : plutôt que de rédiger moi-même un petit topo sur le Che, j'ai préféré voler une définition tiré d'une encyclopédie et ainsi avoir quelque chose qui soit le plus objectif possible.

Né le 14 juin 1928 à Rosario dans une famille de la bourgeoisie aisée, Ernesto Guevara gardera de son origine argentine le «Che» accolé plus tard à son nom et sous lequel il se fera connaître dans le monde entier. De santé délicate, il est la cause du déménagement de ses parents à Buenos Aires. Son adolescence se déroule sans fait particulièrement marquant, sinon qu’en butte à un asthme chronique, Guevara décide de s’inscrire à la faculté de médecine. Parallèlement, il s’intéresse de plus en plus aux problèmes économiques et sociaux. Ces préoccupations l’amènent à parcourir le continent latino-américain : les hauts plateaux des Andes de Bolivie, du Pérou notamment, ainsi que Panamá. 1954 le trouve au Guatemala, où il assiste à la tentative réformiste du colonel Jacobo Arbenz. L’expérience se solde par un sanglant échec, en raison de l’intervention de la C.I.A. Deux ans plus tard, Guevara est à Mexico où il fréquente les exilés politiques. Une rencontre décisive a lieu cette année : Fidel Castro arrive lui aussi à Mexico après l’assaut manqué de la caserne de Moncada à Santiago de Cuba. Dès lors, le destin de Guevara est scellé : il suivra Castro dans sa lutte pour la libération de Cuba. Guevara se trouve parmi les douze hommes qui, débarqués du Granma , échappent au massacre et trouvent refuge dans la sierra Maestra. C’est ensuite l’aventure des guérilleros, la marche sur la capitale, le triomphe de la révolution cubaine au début de 1959. Sous le nouveau régime, Guevara commence par être directeur de la Banque nationale, puis ministre de l’Industrie. Mais ses idées ne concordent pas toujours avec celles de Castro et les réalités cubaines ne permettent pas non plus une industrialisation aussi rapide qu’il l’espérait. Il voyage beaucoup : se faisant le porte-parole des pays du Tiers Monde aux Nations unies, il participe à la conférence interaméricaine de Punta del Este, à la conférence mondiale du commerce à Genève, il se rend en Union soviétique, en Afrique et en Asie. Pourtant, ce rôle ne semble pas le satisfaire entièrement : prônant la solidarité de tous les opprimés, il entend payer de sa personne et donner pratiquement l’exemple. En 1965, il disparaît de la scène politique cubaine et dès ce moment, le mythe du guérillero se développe. En 1966, il n’assiste pas à la Conférence tricontinentale des mouvements révolutionnaires du Tiers Monde qui se tient à La Havane, mais son message est interprété comme un appel à l’unité et à la lutte. Son départ demeure entouré d’un certain mystère, on parle de divergences avec Fidel Castro, on signale son passage en même temps au Congo et à Saint-Domingue par exemple. Brusquement, en avril 1967, on apprend qu’un foyer de guérilla a fait son apparition dans la région de Ñancahuazu, en Bolivie : Guevara n’avait-il pas dit que la cordillère des Andes devait devenir la sierra Maestra de l’Amérique latine ; À partir de cet instant, tout va très vite : l’armée bolivienne, aidée par des conseillers américains, ne laisse par le moindre répit au petit groupe de rebelles, une partie des combattants est décimée le 31 août à Vado del Yeso, l’ultime bataille se livre le 8 octobre à Quebrada del Yuro, le «Che» est capturé. Le lendemain, il est exécuté à Higuera dans des circonstances qui n’ont jamais été véritablement éclaircies.

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